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Cécile Desserle est née à Avignon en 1971. Après avoir étudié aux Beaux Arts ,en 1996, elle entre à la Sorbonne pour suivre une formation de plasticienne qui lui a permis de devenir professeur d’Arts Plastiques et de rendre sa pratique picturale plus ancrée dans l’art contemporain.
Elle vit depuis une vingtaine d’années près de Montpellier. Elle trouve son inspiration à Nîmes où elle découvre la tauromachie dans laquelle elle trouve des similitudes avec ses aspirations picturales. Son travail fait appel à plusieurs techniques : marouflage de texte, d’images, de motifs, dessin au fusain jeté en quelques minutes, peinture, coulure, giclure. Son geste oscille entre précision et prise de risques. D’abord le silence de la toile semblable à celui de l’arène, pour entamer un combat corps à corps, la violence du geste aboutissant à la vénusté du mouvement, la magie opère, c’est le moment de grâce où la transe envahit le corps et l’esprit.
Cet attrait pour la passion, le drame, l’amour, la vie, la mort se confronte bientôt avec la série des gitanes.
Le corps devient cri.
De ces corps ivres de liberté succède maintenant une nouvelle série intitulée le corps caché qui fait référence à un monde plus urbain et surtout à celui de la mode ,une façon de cacher le corps, de dissimuler son âme ou de la façonner pour montrer autre chose de soi .Le vêtement est une seconde peau qui sépare l'âme du monde ou bien qui fait le lien social. Cécile Desserle s'interroge et n’a pas fini d’en finir tant elle est boulimique de peinture .Il n y a pas une journée où elle ne peint pas. « Quand je ne peins pas » dit-elle « il me manque un morceau de moi-même… » |
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