LES ARTISTES
 
SANDRINE BLONDEL
 
 
SANDRINE BLONDEL


Née en 1964 à Neuilly Sur Seine, dès l’âge de 10 ans elle partage son temps entre études et voyages de 3 mois par an en Afrique où sa mère organise des safaris.

En 1987, diplômée de l’ESAG / Met de PENNINGHEN en section Arts Graphiques, elle vit à Paris et commence à travailler en agence de Pub.

En 1988, elle est graphiste free lance à Paris et le hasard ainsi qu’un besoin de changement la poussent à partir l’année suivante travailler a Abidjan comme directrice artistique dans une agence de pub locale.

En 1989, Paris lui manque…..
Retour en France où elle exerce en parallèle le métier de directrice Artistique et la peinture.

En 2000, elle s’installe dans son atelier de Ménilmontant et y travaille comme artiste peintre.


SANDRINE BLONDEL, taille dans le vif. Ajouterait-on « c’est plus fort qu’elle » qu’on se tromperait. C’est fort comme elle, ni plus ni moins……
Voilà une fille qui est à la ville d’un naturel accommodant et se joue du temps comme d’une pâte à modeler. Très volontiers, elle arrondit les angles, ce qui est tout le contraire de sa peinture. SANDRINE BLONDEL, taille dans le vif et c’est naturellement que pendant plusieurs années elle s’impose un rude travail au corps : celui du nu, loin d’être un sale boulot, cette entreprise du dépouillement lui offre un de ses sujets de prédilection : le questionnement de la structure. Entre os et muscles, au cœur du mouvement (rien moins que la vie), c’est là qu’elle s’installe et qu’elle décide de faire ses études. De cet univers dont elle excelle à décrypter le langage, les articulations et les subtiles modulations, de cette liaison toujours dangereuse, aussi souvent tendue qu’harmonieuse, elle tirera bon nombre de tableaux qui lui vaudront une première reconnaissance.

Passionnée d’architecture, de territoires urbains, de sites et de paysages industriels, elle donne dès 2004 une orientation à sa peinture en prenant pour sujets ces derniers thèmes.
Tout semble différent. Le corps a disparu, pourrait-on croire……mais regardons mieux : ces récentes toiles ne font que parler des hommes, de leurs mouvements, de la foule d’empreintes que laissent leurs vies et, plus précisément, leurs corps sur le réel. D’ailleurs le traitement n’a pas vraiment changé, ce qui est normal puisque le discours est quasiment le même : de la barre au bras, il y a si peu de lettres…..et pas davantage d’images ; des corps d’amants aux corps de bâtiments, l’assonance est réelle, la distance pas si grande….

SANDRINE BLONDEL, taille dans le vif car sa peinture n’a d’autre but que de donner à voir, de fournir à l’œil de quoi se poser. Ses toiles sont à l’image de ses sujets : elles proposent une structure, quasi-osseuse, l’amorce d’un mouvement d’échange dont la chair et les muscles se constituent de vos regards.
Alors, venez, tel que vous êtes. Venez « voir » ! Amenez vos yeux, elle s’occupe du reste !

Marc FONTAINE